Formatrice consultante en communication https://isabellefettu.fr/author/isabelle/ Facilitatrice en intelligence collective Thu, 06 May 2021 06:30:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Bonnes pratiques en équipe (suite) : soigner la communication https://isabellefettu.fr/bonnes-pratiques-en-equipe-soigner-la-communication/ https://isabellefettu.fr/bonnes-pratiques-en-equipe-soigner-la-communication/#respond Tue, 04 May 2021 06:36:00 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2394 Une équipe qui fonctionne bien sait soigner la communication entre ses membres et utilise pour cela différents outils. Je vous en présente quelques-uns dans ce (déjà !) 7ème article de ma série consacrée au faire équipe… Alterner différents modes de communication Une équipe qui souhaite communiquer de façon efficace doit être capable de jongler entre …

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Une équipe qui fonctionne bien sait soigner la communication entre ses membres et utilise pour cela différents outils. Je vous en présente quelques-uns dans ce (déjà !) 7ème article de ma série consacrée au faire équipe…

Alterner différents modes de communication

Une équipe qui souhaite communiquer de façon efficace doit être capable de jongler entre différentes approches pour le faire. Citons parmi elles :

  • La discussion, relativement classique, où des opinions différentes sont présentées et défendues. Elle est utile pour décortiquer un sujet d’intérêt commun selon autant de points de vue que de personnes présentes. Mais, comme elle a pour objectif de rechercher les opinions les plus aptes à déboucher sur une décision, elle comporte aussi le risque que chacun cherche toujours à faire prévaloir la sienne. ♠

soigner la communication avec le dialogue de Bohm

  • Beaucoup plus rare, le dialogue, tel qu’il a été défini par David Bohm ♣, est un échange libre et créatif sur des sujets complexes et subtils, qui exige une écoute très attentive des autres et une mise entre parenthèses de ses propres idées. C’est une véritable discipline qui permet d’accéder à un niveau de compréhension qu’un individu seul ne peut atteindre.

« Selon David Bohm, trois conditions sont nécessaires pour donner lieu au dialogue :

  • Tous les participants doivent mettre de côté leurs a priori.

  • Chacun doit considérer les autres comme des collègues, des alliés.

  • Il doit exister un facilitateur qui “préserve le contexte du dialogue”.

(Ce dispositif) permet d’évoquer sans tension les “sujets chauds”, ceux qui dans d’autres circonstances provoquent des conflits et des excès d’émotions » .♠

Recourir régulièrement aux feedbacks

Pour progresser, une équipe doit être capable de se faire régulièrement des retours ou feedbacks. C’est un point sur lequel Edgar Schein insiste particulièrement.

soigner la communication au sein d'une équipe

Il est notamment capital qu’elle évalue très tôt ses premières réalisations pour :

  • analyser la performance elle-même : ce qui s’est bien passé et ce qui peut être amélioré,

  • permettre une nouvelle évaluation des rôles et une négociation pour les redistribuer si besoin

Il est à noter que le feedback ne permet de progresser qu’à deux conditions :

  • Tout d’abord, « pour que ce genre de communication puisse se faire en toute sécurité, il doit y avoir un moment et un lieu que l’on définit comme “hors contexte”. (Ceci) permet au groupe de suspendre les normes habituelles de respect et crée une atmosphère dans laquelle on peut dire des choses qui seraient perçues normalement comme menaçantes. »

  • De plus, « pour qu’un feedback soit efficace, il doit avoir lieu dans le contexte de l’évaluation d’une action, que le groupe a menée ensemble et où chacun peut se référer à un comportement spécifique et l’analyser. » ♥

Et vous, quels outils utilisez-vous au sein de votre équipe pour prendre soin de la communication ? Qu’est-ce qui fonctionne bien et à l’inverse, quelles pratiques ont un impact plus négatif ? Je vous invite à partager vos expériences dans les commentaires de cet article.

Très belles fêtes de fin d’année à venir et rendez-vous en 2019 pour la suite et fin de cette série consacrée au faire équipe !

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♠ Senge P. (2015). La cinquième discipline, levier des organisations apprenantes. Paris : Groupe Eyrolles
♣ Bohm D., Factor D., Garrett P. (1991). Le dialogue, une proposition. http://thelearningperson.com/wp-content/uploads/2015/04/Le-dialogue-David-Bohm.pdf
♥ Schein E. (2015). Aider. Une dynamique relationnelle – en duo, en groupe, au travail InterEditions

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Quelles bonnes pratiques en équipe ? https://isabellefettu.fr/en-equipe-quelles-bonnes-pratiques-integrer/ https://isabellefettu.fr/en-equipe-quelles-bonnes-pratiques-integrer/#respond Mon, 12 Apr 2021 12:19:00 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2373 Quelles bonnes pratiques en équipe faut-il intégrer au quotidien pour créer une « vraie » team soudée, performante, apprenante ? Et pas un ersatz de groupe de travail réuni par pure obligation ou opportunisme ? Vous l’avez sûrement déjà compris, cela implique de passer beaucoup de temps avec vos co-équipiers, surtout au début de la coopération…  Bonnes pratiques en équipe …

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Quelles bonnes pratiques en équipe faut-il intégrer au quotidien pour créer une « vraie » team soudée, performante, apprenante ? Et pas un ersatz de groupe de travail réuni par pure obligation ou opportunisme ?

Vous l’avez sûrement déjà compris, cela implique de passer beaucoup de temps avec vos co-équipiers, surtout au début de la coopération…

 Bonnes pratiques en équipe : se consacrer beaucoup de temps

Ces rencontres devront être tantôt programmées, tantôt non programmées.

En équipe quelles bonnes pratiques ?

Elles peuvent se faire en face à face, mais aussi parfois à distance. Personnellement, je forme équipe notamment avec Etienne Arpaillanges et avec Anneline Vanseymortier… Tous deux résident loin de chez moi ! Dès que nous le pouvons, nous essayons de nous rencontrer physiquement (à Nancy, Paris ou Strasbourg par exemple). Mais nous avons aussi beaucoup d’échanges par téléphone, mail, SMS, Skype ou Slack. Et nous utilisons des outils collaboratifs comme Google Drive / Google Docs et Mindmeister.

En tous cas, comme évoqué dans mes précédents articles, le temps consacré à la constitution de l’équipe permettra de :

  • faire connaissance : échanger sur les compétences, attentes et besoins de chacun

  • construire une vision partagée

  • définir des objectifs opérationnels à court terme

  • déterminer les modes de fonctionnement de l’équipe

Mais l’équipe aura aussi besoin de se consacrer du temps en dehors de sa phase de création, notamment pour entretenir la qualité des relations interpersonnelles entre ses membres. ♠

 Bonnes pratiques en équipe : organiser de vraies réunions

La réunion est le «creuset de l’équipe», en tant que moment de partage où tous les membres se retrouvent. Elle joue certes une fonction habituelle d’information et de coordination. Mais davantage encore, c’est un «lieu de ressourcement, de concentration (qui) prépare et comprime les énergies pour l’action (…) Elle produit de l’énergie et des synergies qui stimulent.».

Cependant, la réunion ne joue pleinement son rôle de cohésion que si la forme est cohérente avec le fond. C’est pourquoi sa préparation revêt une importance particulière.

Bonne pratique en équipe : organiser de vraies réunions

L’équipe devra y consacrer le temps et l’énergie nécessaires en respectant trois principes :

  • « communiquer un maximum d’informations en amont de la réunion pour dégager du temps de concertation pendant la réunion

  • permettre aux participants (…) de se préparer avant la réunion, en leur faisant parvenir le dossier de réunion sur le sujet de fond de l’ordre du jour

  • rechercher une qualité d’échanges qui renforce le sentiment d’appartenance et engage chacun. »

Si l’équipe est suffisamment étoffée et que l’objet principal de la réunion est la prise de décision, les participants pourront adopter les principes de la «réunion déléguée», qui définissent 4 rôles à se répartir dans le groupe : cadenceur, pousse-décision, facilitateur et coach. Cette organisation ne fonctionne que si les rôles sont tournants, que chacun assume pleinement le sien et que les rôles sont acceptés et respectés par l’équipe. ♣

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♠ Katzenbach, J.R., Smith, K.S. (2005). The Wisdom of Teams: Creating the High-Performance Organization. Harvard business review press
♥ Picq T. (2005). Comment la Suisse a-t-elle gagné l’America’s Cup ? Une question de dynamique d’équipe. EM Lyon
Devillard O. (2017). La dynamique des équipes et l’intelligence collective. Paris : Groupe Eyrolles
♠ Senge P. (2015). La cinquième discipline, levier des organisations apprenantes. Paris : Groupe Eyrolles
♣ Cardon A. (2003). Coaching et management d’équipe : les processus délégués, un outil de développement stratégique : http://www.metasysteme-coaching.fr/francais/coaching-et-management-d-equipe-les-processus-delegues

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Fonctionnement d’équipe, rôles et responsabilité https://isabellefettu.fr/fonctionnement-dequipe-roles-et-responsabilite/ https://isabellefettu.fr/fonctionnement-dequipe-roles-et-responsabilite/#respond Sun, 07 Mar 2021 09:24:50 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2353 Fonctionnement d’équipe, rôles et responsabilité sont des points sur lesquels tout collectif devrait prendre le temps de se mettre d’accord. C’est une étape indispensable pour une équipe, après avoir co-construit une vision à long terme et fixé des objectifs opérationnels à court terme… Concrètement, de quoi parlons-nous ? C’est ce que je développe dans ce …

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Fonctionnement d’équipe, rôles et responsabilité sont des points sur lesquels tout collectif devrait prendre le temps de se mettre d’accord. C’est une étape indispensable pour une équipe, après avoir co-construit une vision à long terme et fixé des objectifs opérationnels à court terme…

Concrètement, de quoi parlons-nous ? C’est ce que je développe dans ce 5e article de ma série consacrée à l’équipe.

Un fonctionnement d’équipe à définir ensemble

Selon Katzenbach et Smith, les équipes performantes prennent du temps pour co-définir la façon dont ses membres vont travailler ensemble pour réaliser leur but commun. Ceci implique la répartition des tâches, les modes de communication privilégiés, la façon de fixer les délais, de prendre des décisions, etc.

Souvent considérée à tort comme une perte de temps, cette étape permet de développer la confiance mutuelle et la confrontation constructive nécessaire à la performance de l’équipe. C’est pourquoi il est nécessaire d’y investir autant de temps et d’énergie que dans la définition des objectifs. #

Des rôles parfaitement clairs pour un bon fonctionnement d’équipe

Fonctionnement d'équipe, rôles et responsabilité

Edgar Schein a bien démontré que la performance de l’équipe est étroitement liée au fait que chaque membre joue un rôle qui va contribuer à la réussite des objectifs. Cela implique que chacun puisse comprendre le rôle qu’il va jouer dans l’équipe ainsi que le rôle de ses coéquipiers, et ceci dans un sentiment général d’équité. À l’inverse, « rien ne nuit autant à une équipe que si un des membres abandonne l’équipe en ne venant pas ou en ne jouant pas son rôle. »

Des questions clés concernant les rôles

Quatre questions psychologiques fondamentales permettent à chacun de définir son identité au sein du groupe et d’être à l’aise avec son rôle :

  • « Qui dois-je être ? Quel est mon rôle dans ce groupe ? ». Ce point est crucial pour que chaque membre de l’équipe sente qu’il est un contributeur indispensable plutôt qu’une ressource remplaçable.

  • « Combien d’influence et de contrôle aurai-je dans ce groupe ? ». Chaque membre doit avoir le temps suffisant pour connaître la mesure d’influence dont il a besoin et la comparer à celle des autres.

  • « Mes objectifs/besoins seront-ils pris en compte dans ce groupe ? ». Pour reprendre l’exemple de l’équipe Alinghi ♣, il est à noter que ses membres ont eu du temps pour comprendre les fonctionnements et besoins de chacun et créer de l’interdépendance, notamment entre navigants et sédentaires.

  • « Quel sera le degré d’intimité dans ce groupe ? » : chacun dans l’équipe doit savoir à quel point il sera impliqué sur le plan personnel et émotionnel car tout le monde n’a pas les mêmes attentes dans ce domaine. « Nous devons tester ces limites pour savoir si le groupe va trop nous demander ou au contraire, pas assez. »

Tant que les membres ne se sentiront pas à l’aise sur ces 4 questions, ils seront préoccupés et anxieux. Par conséquent, ils ne pourront pas se concentrer pleinement sur les tâches à exécuter. ♥

Une responsabilité entièrement partagée

Katzenbach et Smith soulignent l’importance de la coresponsabilité au sein d’une équipe. Ce principe concerne les promesses sincères que les membres se font à eux-mêmes et aux autres. Ces promesses renforcent l’engagement et la confiance. En s’engageant à être coresponsable de l’atteinte des objectifs de l’équipe, chacun gagne le droit d’exprimer son propre point de vue sur le travail collectif et de recevoir une écoute sincère et constructive de la part des autres membres.

Fonctionnement d'équipe, rôles et responsabilité

Or, cela va à l’encontre de nos instincts naturels, de notre éducation familiale et scolaire, de notre expérience professionnelle. En effet, celles-ci insistent avant tout sur l’importance primordiale de la responsabilité individuelle mesurée par nos propres standards et par ceux à qui nous rendrons des comptes.

Par conséquent, la performance de l’équipe nous demande de faire évoluer nos attitudes et comportements individuels « habituels ».#

Tout ceci nécessite un vrai travail individuel

Si vous avez lu l’intégralité de cet article, voire des 4 précédents, vous vous dites certainement que faire équipe n’est pas si simple qu’il y paraît à première vue… Et vous avez raison !

Être capable d’accepter de passer du temps sur des tâches non productives, oser partager sa vision d’un but commun et révéler ses besoins individuels, s’engager dans la définition d’objectifs à court terme, assumer entièrement sa coresponsabilité dans la réussite de l’équipe… tous ces actes sont profondément engageants au niveau individuel.

Comme toute implication sincère dans une démarche d’intelligence collective, ils nécessitent de travailler sur nos modèles mentaux car ceux-ci peuvent être des freins à l’engagement dans le collectif. Ces postulats, généralisations, représentations ou images profondément enracinées influencent notre compréhension du monde et de nos actes. Très souvent, nous n’en sommes pas conscients… Il nous faut donc apprendre à les faire émerger et les soumettre à un examen rigoureux. Il s’agit aussi de savoir dialoguer de manière constructive avec des personnes qui acceptent de révéler leurs vraies pensées et de les soumettre au groupe. ♠

Pas d'intelligence collective sans développement personnel

Dans mes prochains articles, j’aborderai les outils concrets qu’une équipe peut mobiliser pour optimiser son fonctionnement. Je ferai notamment référence à nombre de pratiques issues du management, mais aussi de la facilitation et du coaching…

A bientôt pour la suite 🙂 !

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# Katzenbach, J.R., Smith, K.S. (2005). The Wisdom of Teams: Creating the High-Performance Organization. Harvard business review press
♣ Picq T. (2005). Comment la Suisse a-t-elle gagné l’America’s Cup ? Une question de dynamique d’équipe. EM Lyon
♥ Schein E. (2015). Aider. Une dynamique relationnelle – en duo, en groupe, au travail InterEditions
♠ Senge P. (2015). La cinquième discipline, levier des organisations apprenantes. Paris : Groupe Eyrolles

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Vision commune et objectifs concrets sont les piliers fondateurs de l’équipe https://isabellefettu.fr/pas-dequipe-sans-vision-commune-et-objectifs-concrets/ https://isabellefettu.fr/pas-dequipe-sans-vision-commune-et-objectifs-concrets/#respond Thu, 18 Feb 2021 17:04:40 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2228 Pourquoi vision commune et objectifs concrets sont-ils si importants pour cimenter une équipe ? C’est ce que je vous explique dans ce 4ème article de ma série consacrée à l’équipe. Imaginez : votre équipe est créée. Vous avez veillé à rassembler un petit nombre de personnes suffisamment différentes les unes des autres. Celles-ci cultivent chacune à …

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Pourquoi vision commune et objectifs concrets sont-ils si importants pour cimenter une équipe ? C’est ce que je vous explique dans ce 4ème article de ma série consacrée à l’équipe.

Imaginez : votre équipe est créée. Vous avez veillé à rassembler un petit nombre de personnes suffisamment différentes les unes des autres. Celles-ci cultivent chacune à leur manière des qualités fondamentales pour faire émerger l’intelligence collective.

La tentation est alors grande de les mettre en ordre de marche et de leur demander de commencer à travailler ensemble…

Et pourtant, il va falloir patienter encore un peu. Confier à des collaborateurs une mission sans qu’ils se soient mis d’accord sur le but recherché serait une erreur !

Vision commune et objectifs concrets méritent qu’on leur consacre du temps et de l’énergie

En effet, avant toute chose, les meilleures équipes passent beaucoup de temps et d’énergie à explorer, définir et valider la direction vers laquelle elles souhaitent aller. Celle-ci relève à la fois des aspirations collectives et individuelles. En fait, une équipe performante ne cesse jamais ce travail de définition d’une direction car elle a une grande valeur d’implication pour ses membres.*

Vision commune et objectifs concrets

« Là où une authentique vision est partagée (…), les gens apprennent et donnent le meilleur d’eux-mêmes (…) La pratique de la vision partagée implique d’abord de faire émerger “des représentations du futur” communes à tous, de manière à inciter chacun à l’engagement et à l’adhésion, plutôt qu’à la conformité. » ♠

L’alignement sur une vision commune permet la cohésion et la démultiplication des énergies.

Peter Senge insiste sur l’importance de la cohésion ou unité d’action car c’est ce qui permet à une équipe de fonctionner comme un tout : « les énergies s’orientent dans la même direction et s’harmonisent (…) Un phénomène de résonance ou de synergie apparaît ».

Vision commune et objectifs concrets

Cependant, « dans la plupart des équipes, l’énergie des différents membres est dépensée en tous sens », ce qui crée une déperdition d’énergie. Ce manque de cohésion ou d’alignement peut même conduire à une énergie chaotique où chacun poursuit des aspirations personnelles en contradiction avec celles des autres.

Vision commune et objectifs concrets

À l’inverse, lorsqu’il y a « une raison d’être et une vision partagées, (…) les efforts ne sont envisagés qu’en complémentarité avec les autres. Il ne s’agit pas de sacrifier son intérêt personnel à une vision collective. Celle-ci est un prolongement naturel des aspirations personnelles. » ♠

 Vision commune et objectifs concrets sont parfaitement complémentaires

Pour être performante, une équipe a autant besoin d’être soudée autour d’une vision partagée que de structurer son travail grâce à des objectifs concrets à court terme. Selon Katzenbach et Smith, les deux niveaux de projection sont étroitement liés.

Vision commune et objectifs concrets

Des objectifs spécifiques de performance (comme répondre à tous les clients dans un délai de 24 heures) procurent aux équipes des repères forts et tangibles pour plusieurs raisons :

  • Ils requièrent des contributions équivalentes de la part de tous pour produire un résultat spécifique avec une réelle plus-value pour l’entreprise.
  • Ils facilitent des interactions claires et des confrontations constructives au sein de l’équipe. Quand les objectifs de performance sont clairs, les discussions de l’équipe peuvent se concentrer sur la façon de les atteindre ou le besoin de les adapter. Quand ils sont ambigus ou non existants, de telles discussions sont beaucoup moins productives.
  • Les objectifs spécifiques ont un effet égalitaire sur le comportement de l’équipe. Quand un petit groupe de personnes se mobilise pour escalader un mur, une montagne, pour traverser un désert – ou réduire un cycle de temps de 50 % – leurs titres, avantages et autres attributs spécifiques perdent leur importance.*

Les objectifs à court terme permettent de collecter des succès réguliers

Le fait que les objectifs spécifiques de performance soient atteignables aide les équipes à se concentrer sur leur réussite. Ils permettent à l’équipe de collecter de petites victoires au fur et à mesure qu’elle se rapproche du but final. Or, celles-ci sont irremplaçables pour construire l’engagement de ses membres et surmonter les inévitables obstacles qu’ils rencontreront sur leur chemin.*

Vous vous souvenez du cas de la team Alinghi que j’ai cité dans mon article de juin 2018 ? Cette équipe de 100 personnes de 14 nationalités différentes a permis à la Suisse de remporter l’America’s Cup, pour la première fois, en mars 2003. Eh bien, figurez-vous que leurs co-leaders avaient bien compris l’importance combinée des  2 facteurs clés : vision commune et objectifs concrets !

Vision commune et objectifs concrets

C’est pourquoi ils ont inscrit leurs équipiers dans deux fois plus de compétitions de préparation que leurs adversaires. Le triomphe final dans l’America’s Cup s’est construit au fil du temps, au fur à mesure des petits succès, dans une sorte de spirale vertueuse de la victoire. ♣

Des objectifs atteignables combinés avec une certaine pression favorisent l’investissement

Les objectifs de performance ont aussi un caractère impérieux. Ils poussent les gens à s’investir, en tant qu’équipe, pour faire la différence. Tension, urgence et saine peur de l’échec se combinent pour faire avancer une équipe concentrée sur un objectif atteignable.*

Là encore, la stratégie de l’équipe Alinghi illustre parfaitement ce principe. « Nous avons eu beaucoup de travail, et cela a favorisé la cohésion de l’équipe » indique un des dirigeants. L’immobilisme dans les projets est un ennemi redoutable, qui laisse la part belle aux doutes, questionnements et incertitudes de toute sorte. En cela, la pression des échéances est une arme précieuse. ♣

Bien sûr, vision commune et objectifs concrets ne sont pas les seules composantes nécessaires d’une équipe performante ! Dans un prochain article, j’évoquerai les autres pré-requis indispensables pour devenir une vraie équipe. Définition d’un fonctionnement commun, répartition des rôles et responsabilité partagée seront au coeur de la suite de cette série consacré à l’équipe.

Au plaisir de lire vos questions, réactions, témoignages à ce 4ème épisode. Très belle rentrée en équipe !

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* Katzenbach, J.R., Smith, K.S. (2005). The Wisdom of Teams: Creating the High-Performance Organization. Harvard business review press

♠ Senge P. (2015). La cinquième discipline, levier des organisations apprenantes. Paris : Groupe Eyrolles

♣ Picq T. (2005). Comment la Suisse a-t-elle gagné l’America’s Cup ? Une question de dynamique d’équipe. EM Lyon

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Devenir une équipe  demande un vrai investissement dès le début ! https://isabellefettu.fr/devenir-une-equipe/ https://isabellefettu.fr/devenir-une-equipe/#respond Fri, 22 Jan 2021 12:24:29 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2208 Le mois dernier, j’ai exploré avec vous la complexité de la notion d’équipe, ses écueils mais aussi son potentiel. Rentrons maintenant dans le concret… Comment devenir une équipe ? Quelles sont les conditions à poser au moment de la fondation d’un groupe de travail pour qu’il devienne une vraie équipe ? A quoi devrait ressembler l’équipe idéale ? …

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Le mois dernier, j’ai exploré avec vous la complexité de la notion d’équipe, ses écueils mais aussi son potentiel. Rentrons maintenant dans le concret…

Comment devenir une équipe ? Quelles sont les conditions à poser au moment de la fondation d’un groupe de travail pour qu’il devienne une vraie équipe ? A quoi devrait ressembler l’équipe idéale ?

Ce sont tous ces points que j’aborderai dans cet article… et aussi dans les suivants. Car, vous le comprendrez vite, il faut réunir beaucoup d’ingrédients pour devenir une équipe solide !

Bonne lecture 🙂 !

Devenir une équipe nécessite d’investir du temps

Selon Katzenbach et Smith, les équipes performantes sont celles qui travaillent sur leur fonctionnement plutôt que de se précipiter uniquement sur les missions qui leur sont confiées. Elles le font au moment de leur fondation mais aussi tout au long de leur existence, . Elles vont accepter pour cela de passer du temps sur des «tâches» non productives (faire connaissance, partager une vision, déterminer un mode de fonctionnement commun, etc.). Grâce à cet investissement, elles vont pouvoir gravir la courbe de la performance des équipes.

La courbe de performance des équipes selon Katzenbach et Smith

Ce cheminement va ainsi leur permettre d’éviter les obstacles :

  • du groupe de travail dont les membres se réunissent pour échanger des informations, mais sans but commun ni co-responsabilité. Dans cette configuration, chacun ne se préoccupe que du travail que le groupe lui a délégué.
  • de la pseudo-équipe dont les membres peuvent croire faire partie d’une équipe, mais n’agissent pas encore comme si c’était le cas. Cela peut s’expliquer notamment par le fait qu’ils ne veulent pas prendre le risque de s’engager dans un but commun. Ils peuvent aussi avoir peur de se confronter aux conflits ou d’assumer la responsabilité partagée que l’équipe implique.

 

Ce n’est qu’à partir du moment où les membres de l’équipe définissent ensemble un but commun et un fonctionnement pour l’atteindre que ceux-ci commencent à constituer une équipe potentielle♦

Nous aurons l’occasion de développer le mois prochain cette notion fondamentale d’alignement sur un but commun ou vision partagée. Au préalable, prenons le temps d’explorer les éléments nécessaires à la constitution d’un groupe qui deviendra une équipe.

Devenir une équipe implique de rassembler un petit nombre de personnes

Une équipe est constituée d’un petit nombre de personnes : entre 2 et 25, le plus souvent moins de 10, pour des raisons pragmatiques, telles que la facilité à trouver des temps et espaces de rencontres. En théorie, des équipes de 50 personnes ou plus pourraient exister, mais dans les faits, elles se scindent souvent en sous-équipes. ♦

… Suffisamment différentes les unes des autres…

De nombreux auteurs insistent sur la diversité comme facteur clé de l’intelligence collective et de la performance d’une équipe. Celle-ci est un savant dosage de plusieurs éléments :

  • une variété de connaissances, de compétences et d’expertises. Une équipe diversifiée dispose d’un plus grand réservoir de ressources pour résoudre les problèmes inhabituels.
  • mais plus encore, une équipe doit être composée de membres ayant des profils de personnalité et des façons de raisonner diversifiés. En effet, les groupes trop homogènes sont moins créatifs et font moins preuve d’intelligence collective que des groupes avec une forte diversité cognitive. ♠

 

Le métier de coordinateur sans lien hiérarchique recouvre des missions variées : assurer la liaison entre collègues et direction, accompagner, soutenir et valoriser les équipes, prendre en charge l'accueil des nouveaux arrivants, etc. Autant de responsabilités qui peuvent mener à des difficultés récurrentes lorsqu'on n'est pas formé en management transversal. Les coordonnateurs ont parfois du mal à faire circuler l'information de façon descendante et ascendante, à communiquer des messages clairs, à annoncer à leurs collègues des décisions difficiles, à animer les réunions de coordination... La formation "Coordonner une équipe sans lien hiérarchique" permet d'acquérir des compétences de base en coordination et de s'entraîner à les exercer au cours de mises en situation. A l'issue de la formation, les participants sauront : - se positionner en tant que coordinateur dans une équipe - communiquer de façon claire, efficace et motivante - organiser et animer une réunion de coordination

Cultivant des compétences fondamentales pour faire émerger l’intelligence collective

En plus d’une certaine expertise technique ou fonctionnelle, une équipe doit développer :

  • la capacité à résoudre des problèmes ou prendre des décisions. Les équipes doivent pouvoir identifier les problèmes et les opportunités auxquels elles sont confrontées. Il faut qu’elles sachent évaluer les options dont elles disposent pour avancer, puis trouver des compromis et prendre des décisions sur la façon de procéder. ♦
  • une intelligence émotionnelle suffisamment développée. Celle-ci implique de savoir percevoir et comprendre ses émotions et celles des autres, réguler ses émotions, les utiliser en soutien de la pensée logique, etc. Le plus important est d’être capable de comprendre l’état mental des autres et de se mettre à leur place, ce qui contribue à des interactions fructueuses. ♠
  • une communication de qualité : facile dans toutes les directions, incluant écoute active et critique constructive, ainsi que l’expression possible des désaccords et des tensions. ♣
  • des compétences interpersonnelles telles que la prise de risque, la capacité à accorder le bénéfice du doute, le soutien et la reconnaissance aux intérêts et objectifs des autres. Parmi ces compétences, l’entraide mutuelle est fondamentale : «l’essence du travail d’équipe est le développement et le maintien de relations d’aide réciproques entre tous les membres». ♥

 

Sachez miser sur le potentiel de développement de l’équipe

Une erreur commune est à éviter : celle de vouloir réunir toutes les compétences complémentaires dès la constitution d’une équipe, ce qui est impossible. Par contre, il faut avoir en tête qu’un des pouvoirs de l’équipe est de permettre l’apprentissage et le développement personnel. Ainsi, les équipes réelles identifient rapidement les compétences qui leur manquent et les moyens de les acquérir ou de les compenser. ♦

Auparavant, les membres du collectif aspirant à devenir une équipe devront poser des actes fondateurs tels que s’aligner sur une vision partagée et définir des objectifs à court terme. C’est ce que j’ai prévu de partager avec vous dans les semaines à venir, juste avant la rentrée. D’ici là, je vous souhaite un très beau mois d’août, ressourçant pour vous et votre équipe !


♦ Katzenbach, J.R., Smith, K.S. (2005). The Wisdom of Teams: Creating the High-Performance Organization. Harvard business review press
♠ Wooley A. W., Aggarwal I., Malone T. W. (2015). Collective Intelligence in Teams and Organizations. In T.W. Malone & M. Bernstein (Ed.), Handbook of Collective Intelligence (pp. 143-168). Cambridge, Massachusetts : MIT Press
♣ Mucchielli R. (1996). Le travail en équipe. Paris : ESF Editions, pages 58-59
♥ Schein E. (2015). Aider. Une dynamique relationnelle – en duo, en groupe, au travail… InterEditions

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L’équipe : une notion pas si facile à incarner… https://isabellefettu.fr/lequipe-une-notion-difficile-a-incarner/ https://isabellefettu.fr/lequipe-une-notion-difficile-a-incarner/#comments Sat, 19 Dec 2020 11:16:09 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2188 Le mois dernier, je vous ai expliqué pourquoi j’ai choisi de consacrer mon mémoire du DU Intelligence Collective à l’équipe, notamment du point de vue de facilitateurs amenés à intervenir à plusieurs au service d’un collectif. Aujourd’hui, posons ensemble une première base de réflexion sur le sujet en nous demandant ce qu’est une équipe. Pourquoi …

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Le mois dernier, je vous ai expliqué pourquoi j’ai choisi de consacrer mon mémoire du DU Intelligence Collective à l’équipe, notamment du point de vue de facilitateurs amenés à intervenir à plusieurs au service d’un collectif.

Aujourd’hui, posons ensemble une première base de réflexion sur le sujet en nous demandant ce qu’est une équipe. Pourquoi cette notion apparemment simple est-elle si difficile à incarner ? Qu’est ce qui fait qu’une équipe est capable du pire comme du meilleur ? En quoi l’équipe peut nous permettre d’évoluer vers une société plus collaborative et plus créative ?

Ce sont ces différents points que j’aborde rapidement ci-dessous. Si vous restez sur votre faim, c’est bon signe car j’ai prévu encore de nombreux articles pour développer cette thématique dans les semaines à venir 😉 !

L’équipe : un concept familier, en apparence si simple…

« Le fonctionnement en équipe est sans doute aussi ancien que l’humanité » . C’est pourquoi le terme d’équipe fait partie de notre vocabulaire courant depuis l’enfance. Au cours de notre vie, nous serons tour à tour membres d’une équipe soudée de copains, d’une équipe de volley-ball, d’une équipe de joueurs de belote, d’une équipe de travail en entreprise… Le Petit Larousse donne d’ailleurs une définition très simple de ce terme : « Ensemble de personnes travaillant à une même tâche. (Exemple : équipe de collaborateurs). »

en réalité si difficile à incarner

Dans les faits, il ne suffit pas de confier à des personnes un travail commun pour créer une équipe. Très souvent, des rassemblements de collaborateurs dénommés « équipes » ne sont en réalité que des juxtapositions d’individus poursuivant des objectifs individuels, ce qui en fait des groupes très peu performants.

Selon Peter Hawkins et Nick Smith, le conformisme, la pensée consensuelle peuvent même donner naissance à des équipes stupides ♠. Peter Senge pose un constat identique quand il écrit : « Comment des managers motivés, avec des QI individuels de 120, peuvent-ils constituer une équipe au QI global de 63 ? » ♣.

L’équipe est pourtant porteuse d’un vrai potentiel d’intelligence collective.

Les équipes sont certes capables du pire… mais aussi du meilleur. L’exemple de la Suisse qui a remporté, en mars 2003, l’America’s Cup illustre bien cette réalité. « Comment un petit pays continental, sans tradition maritime, est-il parvenu à cet exploit ? »… en permettant à « une équipe de 100 personnes, représentant 14 nationalités, et de multiples domaines de compétences, de partager le même rêve ». Menée par 3 co-leaders visionnaires, l’équipe Alinghi a déployé tout son potentiel grâce à de nombreux facteurs favorisant l’émergence d’une intelligence collective, porteuse de haute performance. ♥

Elle est apte à répondre aux défis d’une nouvelle culture sociétale.

Plusieurs décennies de modernité occidentale et de capitalisme effréné nous ont conduits à des impasses économiques, écologiques, humaines sans précédent. Partout sur la planète émergent des initiatives en faveur d’un nouveau vivre ensemble. Le leadership traditionnel qui établit une distinction entre leaders et suiveurs est amené à disparaître. Seules de nouvelles formes de co-leadership ou de partenariat pourront accompagner « une évolution vers une société plus collaborative et créative ». Ce co-leadership évolutionnaire s’incarne justement dans les équipes réelles ou à haute performance, mais aussi dans « la facilitation qui peut être elle-même considérée comme une forme de co-leadership. » ♦.

Dans un prochain article, j’aborderai le temps ainsi que les ingrédients nécessaires pour constituer une vraie équipe. D’ici là, je reste à votre écoute pour dialoguer sur ce sujet. Au plaisir de vous lire 🙂 !

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Devillard O. (2017). La dynamique des équipes et l’intelligence collective. Paris : Groupe Eyrolles
♠ Hawkins P., Smith N. (2013). Coaching, Mentoring and Organizational Consultancy: Supervision, Skills and Development. Open University Press
♣ Senge P. (2015). La cinquième discipline, levier des organisations apprenantes. Paris : Groupe Eyrolles
♥ Picq T. (2005). Comment la Suisse a-t- gagné l’America’s Cup ? Une question de dynamique d’équipe. EM Lyon.
 ♦ Gauthier A. (2013). Le co-leadership évolutionnaire. Pour une société co-créatrice en émergence. Auxerre : HD

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Faire équipe grâce à l’intelligence collective : un sujet à partager https://isabellefettu.fr/faire-equipe-grace-a-intelligence-collective-un-sujet-a-partager/ https://isabellefettu.fr/faire-equipe-grace-a-intelligence-collective-un-sujet-a-partager/#respond Sat, 14 Nov 2020 13:00:00 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2168 Faire équipe grâce à l’intelligence collective… C’est la thématique que j’ai explorée pendant plusieurs mois dans le cadre du Diplôme Universitaire en Intelligence Collective de l’Université de Cergy-Pontoise. C’est même le sujet de mon mémoire de fin d’étude : « Faire équipe, un enjeu pour les facilitateurs intervenant en binôme au service d’un collectif ». Après plusieurs …

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Faire équipe grâce à l’intelligence collective… C’est la thématique que j’ai explorée pendant plusieurs mois dans le cadre du Diplôme Universitaire en Intelligence Collective de l’Université de Cergy-Pontoise. C’est même le sujet de mon mémoire de fin d’étude : « Faire équipe, un enjeu pour les facilitateurs intervenant en binôme au service d’un collectif ».

Après plusieurs mois de réflexion et une quinzaine d’ouvrages digérés, j’ai envie que ce travail puisse servir à d’autres. En effet, je ne suis certainement pas la seule à m’étonner qu’une équipe soit capable du pire comme du meilleur !

J’ai donc décidé de démarrer une nouvelle série d’articles consacré à ce sujet sur mon blog, en m’inspirant du travail effectué pour mon mémoire.

Et pour commencer, aujourd’hui, j’ai envie de vous expliquer pourquoi ce sujet « faire équipe » me touche. Vous saurez ainsi  pourquoi j’ai décidé d’y consacrer autant de temps et d’énergie.

Pourquoi ce sujet « Faire équipe » compte pour moi

En décembre 2012, j’ai démarré une nouvelle vie professionnelle, faisant ainsi aboutir un projet de longue date : celui de devenir formatrice, consultante et facilitatrice! J’allais pouvoir me consacrer à temps plein à l’accompagnement de collectifs, principalement dans les secteurs publics et associatifs…

Et, paradoxalement, j’allais aussi entamer ma plus grande période de solitude professionnelle, puisque 95 % de mes interventions allaient se dérouler seule face à un groupe!

Lors de mon arrivée dans le DU Intelligence Collective de l’Université de Cergy-Pontoise en mars 2017, j’avais conscience de ce paradoxe. Ayant vu fonctionner certaines équipes de facilitateurs (comme celle de l’Université du Nous), j’avais très envie de collaborer avec d’autres intervenants. Mais j’avais aussi peur de revivre des expériences frustrantes en groupe, telles que l’absence de communication authentique, la constitution de «clans», la difficulté à trouver ma place, etc.

C’est que, du travail en équipe, je n’avais pour ainsi dire que la vision de mes 12 années de salariat marquées par beaucoup de cloisonnement, un carcan hiérarchique brimant les initiatives innovantes, des élans collectifs s’essoufflant en quelques mois, etc.

Les équipes n’apparaissent pas par magie !

Pendant mon DU en Intelligence Collective j’ai découvert le travail de John R Katzenbach et Douglas K Smith. J’ai alors compris pourquoi la plupart des groupes dans lesquels j’avais eu l’occasion de travailler n’avaient jamais dépassé le stade de pseudo-équipe. J’ai aussi appris qu’une autre voie était possible. En effet, devenir une équipe se construit, pas à pas, en acceptant d’y consacrer du temps…

J’ai aussi eu la chance de trouver un partenaire facilitateur : Etienne Arpaillanges, prêt à tenter avec moi l’aventure de la constitution et du développement d’une vraie équipe. Ensemble, nous avons appliqué les conditions de réussite décrites par de nombreux auteurs.

Faire équipe : une nécessité pour les facilitateurs travaillant en binôme au service d'un collectif. C'est le titre de mon sujet de mémoire pour le Diplôme Universitaire en Intelligence Collective que j'ai préparé auprès de l'Université de Cergy-Pontoise en 2017-2018. Selon John Katzenbach et Douglas Smith (The Wisdom of Teams, 1993), les équipes performantes sont celles qui, au moment de leur fondation, travaillent sur leur fonctionnement plutôt que de se précipiter sur les missions qui leur sont confiées. Elles vont accepter pour cela de passer du temps sur des tâches non productives (faire connaissance, partager une vision, déterminer un mode de fonctionnement commun, etc.). Comment appliquer, incarner et faire vivre ces recommandations pour faire équipe au sein d’un binôme de facilitateurs travaillant ensemble au service d'un collectif  ? Quel impact ce mode de fonctionnement a-t-il sur les phases de démarrage, préparation, co-construction du design et facilitation d’une intervention en intelligence collective  ? Toutes ces questions sont au coeur de mon engagement dans le "faire équipe" avec d'autres facilitateurs de mon réseau.
Faire équipe : une nécessité pour les facilitateurs travaillant en binôme au service d’un collectif

Il m’a paru intéressant d’utiliser mon mémoire de fin d’étude pour pousser ma réflexion sur la question qui sous-tendait ma démarche : «Comment faire équipe en tant que facilitateurs intervenant en binôme au service d’un collectif?»

Une question qui en contient de fait plusieurs, que je vous livrerai dans mes prochains articles. Qu’est-ce qu’une équipe? Comment devenir une équipe? Quelles pratiques intégrer pour construire et faire vivre une équipe de facilitateurs? Quels bénéfices à «faire équipe» au sein d’un collectif de facilitateurs?

J’ai hâte de vous livrer la suite. Et d’ici là, je suis très curieuse de connaître vos propres expériences de travail en équipe. Au plaisir de vous lire 🙂 !

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5 citations pour une communication positive https://isabellefettu.fr/citations-communication-positive/ https://isabellefettu.fr/citations-communication-positive/#respond Fri, 09 Oct 2020 09:43:00 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2606 Saviez-vous que le premier facteur favorisant l’intelligence collective dans un groupe est la qualité de la communication entre ses membres ? C’est pourquoi j’avais envie de publier aujourd’hui ces 5 citations pour une communication positive. J’ajoute ainsi un 3e volet à la mini-série que je consacre aux réflexions inspirantes. Celles-ci sont extraites d’une campagne de prévention …

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Saviez-vous que le premier facteur favorisant l’intelligence collective dans un groupe est la qualité de la communication entre ses membres ? C’est pourquoi j’avais envie de publier aujourd’hui ces 5 citations pour une communication positive. J’ajoute ainsi un 3e volet à la mini-série que je consacre aux réflexions inspirantes.

“La meilleure arme, c’est de s’asseoir et de parler.” Nelson Mandela

Celles-ci sont extraites d’une campagne de prévention de la violence verbale que la province de Québec avait menée dans ses écoles en 2015 : https://bit.ly/2NjJXwM. Mais elles sont bien sûr toujours d’actualité !

Une fois de plus, ma citation préférée est empruntée à Nelson Mandela : « La meilleure arme est de s’asseoir et de parler. ». Elle me touche par sa simplicité et son pragmatisme. En effet, il me semble que quelle que soit la personne en face de moi, quels que soient nos différences, voire nos différents, il est toujours toujours possible de s’installer autour d’une table et de discuter ! Juste pour essayer d’écouter et de comprendre ce que l’autre pense et ressent.

La communication positive est un socle pour l’intelligence collective

D’ailleurs, dans les processus d’intelligence collective, un espace est systématiquement réservé à ces moments d’expression et d’écoute de chacun. A minima, ils sont prévus en ouverture et en clôture d’une séance de travail. C’est ce qu’on appelle l’inclusion et la déclusion qui offrent un sas entre le dehors et le dedans du collectif, entre le je et le nous.

Bien sûr, pour que chaque personne puisse s’exprimer en toute confiance, il est fondamental que le groupe ait adopté un cadre de sécurité pour son fonctionnement.

Comment utiliser ces citations ?

Les 5 citations de communication positive que je vous partage aujourd’hui vous inspireront peut-être pour co-construire ce cadre. Elles feront alors office de fonctionnement communes.

Pourquoi pas également utiliser ces phrases pour faire réfléchir un groupe sur ses propres expériences de communication. Par exemple, une de ces citations pourrait servir de base pour lancer un débat mouvant !

Elles pourront aussi simplement être affichées dans la salle de vos prochaines réunions pour rappeler des choses aussi simples et fondamentales que « Le meilleur diplôme est le savoir vivre. ». A compiler avec les citations consacrées au développement personnel et à l’intelligence collective que j’ai publiées récemment.

N’hésitez pas à partager en commentaire de ce post d’autres réflexions en faveur d’une communication authentique et bienveillante. J’aurai plaisir à vous lire !

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5 citations de développement personnel https://isabellefettu.fr/5-citations-de-developpement-personnel/ https://isabellefettu.fr/5-citations-de-developpement-personnel/#comments Sat, 12 Sep 2020 15:38:00 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2595 2ème épisode de la mini-série consacrée aux pensées qui m’inspirent au quotidien dans ma vie de formatrice et de facilitatrice. Après avoir partagé avec vous 5 réflexions consacrées à l’intelligence collective, je vous propose aujourd’hui 5 citations de développement personnel. Mais pourquoi donc, me direz-vous ?? Quel est le rapport avec ce blog dédié à la …

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2ème épisode de la mini-série consacrée aux pensées qui m’inspirent au quotidien dans ma vie de formatrice et de facilitatrice. Après avoir partagé avec vous 5 réflexions consacrées à l’intelligence collective, je vous propose aujourd’hui 5 citations de développement personnel.

Mais pourquoi donc, me direz-vous ?? Quel est le rapport avec ce blog dédié à la facilitation ??

Quels liens entre développement personnel et intelligence collective ?

Sois le changement que tu veux voir dans le monde – Gandhi

Mon expérience m’a appris qu’il ne peut pas y avoir de transformation collective sans transformation individuelle. Je vous explique cela…

Prenons un exemple concret

Imaginons par exemple que vous fassiez partie d’un groupe de travail consacré à la prévention des déchets. Ce groupe s’est réuni pour imaginer une nouvelle campagne de promotion du compostage partagé. Lors de cette rencontre, vous ayez proposé une idée qui vous tenait à cœur pour cette campagne et elle n’a pas été retenue par le groupe !

Si vous n’avez pas appris à écouter vos ressentis, à comprendre vos besoins et à décrypter les rouages de votre ego, il est fort possible que vous preniez cette décision comme un affront personnel. Et comment voulez-vous continuer à vous investir dans ce groupe si c’est le cas ??

A l’inverse, si vous avez suffisamment travaillé sur vous, vous vivrez cette situation complètement autrement. En effet, vous saurez faire la part des choses entre les faits et les émotions que cela provoque en vous. Vous saurez aussi faire des demandes au reste de votre équipe, par exemple pour satisfaire votre besoin de compréhension du choix qui a été fait. Ainsi, vous aurez suffisamment de recul pour comprendre les raisons de cette décision et ne pas en faire une affaire personnelle. Tout ceci va vous permettre de garder votre motivation intacte au service de ce projet collectif !

Cet exemple tout simple illustre les liens intimes entre développement personnel et intelligence collective.

Des citations de développement personnel qui me guident au quotidien

Très modestement, j’avais donc envie de partager avec vous quelques citations de développement personnel fondamentales pour moi au quotidien…. sachant qu’il en existe plein d’autres, bien sûr !

Ma préférée est celle de Nelson Mandela que je me répète très souvent car elle m’aide à apprécier mes erreurs, ce qui est un sacré défi pour une perfectionniste 😉 !

Et vous, quelles citations vous aident à être le changement que vous voulez voir dans ce monde ?

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5 citations inspirantes pour travailler en intelligence collective https://isabellefettu.fr/5-citations-inspirantes-pour-travailler-en-intelligence-collective/ https://isabellefettu.fr/5-citations-inspirantes-pour-travailler-en-intelligence-collective/#comments Fri, 21 Aug 2020 13:09:00 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2527 Mon intuition m’a récemment soufflé l’idée d’une mini-série pleine de légèreté et de souffle pour aborder les temps collaboratifs ! Je commence aujourd’hui en vous proposant 5 citations qui vous donneront des clés pour travailler en intelligence collective. Pour l’anecdote, en ce moment, je cherche développer cette petite voix intérieure qu’on nomme intuition… Et grâce à …

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Mon intuition m’a récemment soufflé l’idée d’une mini-série pleine de légèreté et de souffle pour aborder les temps collaboratifs ! Je commence aujourd’hui en vous proposant 5 citations qui vous donneront des clés pour travailler en intelligence collective.

Aucun d’entre nous n’est plus intelligent que l’ensemble d’entre nous !

Pour l’anecdote, en ce moment, je cherche développer cette petite voix intérieure qu’on nomme intuition… Et grâce à Clotilde Dussoulier, du blog Changemavie.com, je sais que la meilleure façon de le faire, c’est d’écouter. Ecouter et mettre en œuvre ces suggestions qui se présentent à nous et qui ont l’air de venir de nulle part : https://changemavie.com/episodes/intuition2.

Alors, hop ! Battant le fer tant qu’il était chaud, je vous ai concocté un petit best of de phrases qui me donnent des ailes ou m’aident à garder le cap dans ma vie de formatrice et de facilitatrice.

Dans la vraie vie, je les ai toutes imprimées et plastifiées. Et dès que j’arrive dans un nouveau lieu d’intervention, je les affiche pour donner le ton, selon le thème abordé : intelligence collective, créativité, communication positive ou encore changement personnel.

Aujourd’hui, je partage avec vous 5 citations « vitales » pour aider un groupe à travailler en intelligence collective. Réflexions inspirantes, clins d’oeil positifs, règles de fonctionnement donneront le ton de vos ateliers participatifs.

Bien sûr, cette première base est à compléter, bonifier, diffuser sans modération ! Vous me direz ce que vous en pensez ?

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Votre première carte mentale ! https://isabellefettu.fr/premiere-carte-mentale/ https://isabellefettu.fr/premiere-carte-mentale/#respond Wed, 12 Dec 2018 09:41:35 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=1944 Ca y est, c’est décidé, vous allez expérimenter le mindmapping ! Je vous offre un mode d’emploi en 9 étapes pour réaliser votre première carte mentale manuscrite. Surtout, si vous le testez, faites-moi des retours afin que je puisse améliorer ce document si besoin. A vos crayons ? Prêts ? Partez 😉 ! Version pdf Version jpg Version Xmind.net …

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Ca y est, c’est décidé, vous allez expérimenter le mindmapping ! Je vous offre un mode d’emploi en 9 étapes pour réaliser votre première carte mentale manuscrite.

Surtout, si vous le testez, faites-moi des retours afin que je puisse améliorer ce document si besoin.

A vos crayons ? Prêts ? Partez 😉 !

 

Pour aller plus loin : Mindmapping et pédagogie

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Etes-vous sûr que votre équipe manque de créativité ? https://isabellefettu.fr/equipe-manque-t-vraiment-de-creativite/ https://isabellefettu.fr/equipe-manque-t-vraiment-de-creativite/#respond Sun, 18 Nov 2018 16:05:38 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2003 Il y a quelques jours, le responsable des services techniques d’une ville de 20.000 habitants m’appelle pour me demander conseil. Il vient d’organiser un atelier de production d’idées avec ses agents mais est déçu par le résultat produit : relativement peu de propositions et surtout rien de vraiment innovant ! Du coup, il se dit que finalement, …

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Il y a quelques jours, le responsable des services techniques d’une ville de 20.000 habitants m’appelle pour me demander conseil. Il vient d’organiser un atelier de production d’idées avec ses agents mais est déçu par le résultat produit : relativement peu de propositions et surtout rien de vraiment innovant ! Du coup, il se dit que finalement, son équipe n’est sûrement pas très créative… et il appréhende la présentation des résultats au directeur général des services qui s’est invité à la prochaine réunion avec l’équipe !

Avant d'estimer que votre équipe manque de créativité, demandez-vous si vous avez vraiment utilisé la bonne méthodologie pour lui permettre d'innover. Isabelle Fettu, formation, conseil, facilitation. Communication et intelligence collective. Nancy, Lorraine, Grand Est.

En essayant de décrypter avec lui ce qui avait pu freiner la créativité de son équipe, je me suis dit que cela ferait un sujet d’article intéressant.

En effet, j’entends souvent dire : « J’ai beau essayer, ça ne prend pas vraiment. » ; « Ce genre de public n’est pas capable de sortir de sa routine. », « Ca marche bien avec des cadres, pas avec des agents techniques », etc.

La plupart du temps, en décortiquant la méthode utilisée, je m’aperçois que certaines erreurs sont venues brider le processus d’innovation. Avant de décréter que votre équipe n’est pas créative, posez-vous les questions suivantes…

Est-ce que le groupe était bien constitué ?

Dans le cas évoqué, le manager avait invité 6 agents à participer à son atelier de créativité. C’est trop peu, surtout quand il s’agit de personnes qui n’ont pas l’habitude de participer à ce genre de réunions ! Le nombre idéal de participants pour générer des idées se situe entre 8 et 12 personnes.

Bien sûr, le profil des individus rassemblé compte aussi énormément. Plus vous aurez de diversité dans un groupe et plus celui-ci sera fécond. Ce facteur n’était pas respecté dans la réunion dont je vous parle car tous ses membres étaient des hommes, issus de la même équipe, travaillant déjà tous sur le même sujet. J’ai conseillé à mon interlocuteur d’associer à ses futures réunions des femmes, provenant d’autres services (techniques et administratifs), pouvant porter un regard neuf sur le sujet.

Est-ce que les gens ont pu s’imprégner du sujet ?

« Si j’avais une heure pour résoudre un problème, je passerais cinquante-cinq minutes à définir le problème et seulement cinq minutes à trouver la solution. ». On doit ce sage conseil à Albert Einstein.

Dans tout processus créatif, la phase d’imprégnation est indispensable. Il faut que les participants aient le temps d’explorer le sujet sous différents angles, d’expliquer comment ils le comprennent, de voir ce qui se fait ailleurs sur la même thématique… avant de commencer à produire des idées. A ce stade, vous inciterez votre équipe à faire du benchmarking, à se mettre dans la peau des différents acteurs impliqués par le sujet, à partager leurs informations et à les regrouper sous forme d’une carte mentale, etc.

Le cadre dont je vous parle avait bien en tête cette étape indispensable et y a consacré une bonne moitié de réunion, ce qui semble approprié pour un sujet relativement simple.

Est-ce que les freins ont été exprimés et pris en compte ?

Dans une étape suivante, le responsable en question a demandé à ses agents – ce qui est fort conseillé – ce qui pourrait les empêcher de s’investir dans ce projet d’auto-évaluation. De nombreux freins ont été exprimés : peur de ne pas être soutenus par la direction, peur de manquer de temps pour cette nouvelle tâche, peur de ne pas disposer des moyens nécessaires, peur du regard des collègues, etc.

C’est une bonne chose car dès qu’un groupe aborde un changement, des peurs existent et des résistances au changement se forment. Le problème, c’est que ces freins restent souvent latents, non exprimés… Et qu’ils réapparaissent au moment de la production d’idées, voire de la mise en œuvre des projets !

Dans le cas présent, les freins ont été exprimés mais probablement trop rapidement traités. Mon interlocuteur m’a indiqué « Je les ai rassurés et leur ai dit que la direction les soutiendrait dans le projet ». Il n’est pas certain que cela ait suffit à apaiser les inquiétudes. Je lui ai donc conseillé de faire s’exprimer son DG sur le sujet lors de la réunion où il s’est auto-invité. Il faut que les questions soulevées puissent être discutées directement avec la direction et que des garanties soient données aux agents pour les sécuriser dans le processus de changement qu’on attend d’eux.

Est-ce que vous êtes allés au-delà des premières idées ?

Quand j’ai demandé à notre manager combien d’idées avaient été émises par le groupe et en combien de temps, il m’a répondu : 20 idées en 5 minutes. C’est déjà beaucoup sur une durée si courte !

Le problème est que la réunion s’est interrompue juste après ce premier brainstorming, pour respecter le timing annoncé au départ. Le groupe n’a donc pas eu le temps de faire autre chose que de livrer les idées les plus évidentes pour répondre à la problématique.

Avant que les idées les plus innovantes émergent, il est nécessaire de faire s’exprimer les plus banales.

Et surtout, une fois que celles-ci ont été notées, il faut commencer le travail de divergence ! Celui-ci consiste à relancer la production d’idées avec des techniques qui vont obliger notre cerveau à puiser dans son imaginaire pour répondre aux questions qu’on lui pose.

Par exemple, on peut demander au groupe d’imaginer comment il résoudrait le problème s’il était une troupe de cracheurs de feu, une colonie de fourmis ou une délégation de diplomates. On peut aussi l’inviter à retourner le problème et lister toutes les façons de faire échouer le projet. Ou lui faire dessiner la solution idéale. Ou lui proposer une marche silencieuse de 10 minutes en dehors de la salle de réunion pour aller glaner des idées. Ou utiliser des stimuli sensoriels (sons, textures, odeurs, goûts…) qui vont ouvrir de nouvelles pistes de réflexion.

Les techniques de relance créatives sont très nombreuses, vous n’avez que l’embarras du choix. Mais le plus important à retenir est qu’il faut stimuler plusieurs fois la créativité de votre équipe, avec plusieurs processus différents jusqu’à ce que vous ayez obtenu un nombre suffisant d’idées !

Est-ce que vous avez accordé assez de temps au problème ?

 

Conseils pour animer des groupes de travail en réunion
C

Dans le cas évoqué avec vous aujourd’hui, j’ai conseillé à mon interlocuteur :

  • d’organiser une seconde séance de production d’idées avec les mêmes volontaires mais aussi d’autres personnes extérieures à l’équipe
  • de différer l’étape de convergence qui consiste à trier les idées produites, à sélectionner les plus intéressantes et à les transformer en projet

…bref, d’accorder à son sujet une réunion de plus que ce qu’il avait prévu au départ…

En effet, pour être créatifs, nos cerveaux ont besoin de temps. La preuve avec cette vidéo produite par une agence de communication pour sensibiliser ses clients sur cette question : http://bit.ly/1ebhZXN

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre quand on veut animer des ateliers de créativité en équipe (notamment sur la nécessité des échauffements créatifs) ! Mais je reviendrai sur le sujet dans un prochain article. En attendant, j’aurai plaisir à lire vos réactions à cet article et vos retours d’expérience sur vos propres séances de production d’idées.

A bientôt !

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Créer des cartes mentales avec Xmind 8 https://isabellefettu.fr/creer-des-cartes-mentales-avec-xmind-8/ https://isabellefettu.fr/creer-des-cartes-mentales-avec-xmind-8/#comments Thu, 22 Mar 2018 08:30:11 +0000 http://isabellefettu.fr/?p=2137 Si vous me lisez régulièrement, vous savez que créer des cartes mentales fait partie de mon quotidien. J’utilise le mindmapping pour : développer de nouvelles idées, structurer ma pensée, synthétiser des informations, organiser mes journées de travail, poser les bases d’un design d’intervention, prendre des notes, construire un scénario pédagogique, etc., etc. 😉 Pour cela, …

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Si vous me lisez régulièrement, vous savez que créer des cartes mentales fait partie de mon quotidien. J’utilise le mindmapping pour :

  • développer de nouvelles idées,
  • structurer ma pensée,
  • synthétiser des informations,
  • organiser mes journées de travail,
  • poser les bases d’un design d’intervention,
  • prendre des notes,
  • construire un scénario pédagogique,
  • etc., etc. 😉

Pour cela, j’utilise soit du papier blanc et des feutres de couleurs, soit mon ordinateur et Xmind.

Créer des cartes mentales avec Xmind 8 : les principales fonctions dans un tutoriel

Ce logiciel, très puissant et assez intuitif, offre une large palette de fonctions, y compris dans sa version gratuite.

J’ai synthétisé – sous forme de carte mentale – les principales fonctions d’XMind 8 dans un tutoriel. Vous pouvez, au choix, le télécharger au format .xmind si vous avez déjà installé le logiciel ou au format .pdf si vous le préférez.

Attention au tout digital !

Avant de commencer à créer des cartes mentales dans Xmind, je vous conseille quand même de prendre conscience de l’impact du 100% numérique !

En effet, une étude du centre de transfert des neurosciences aux apprentissages d’Ulm (Allemagne) a démontré que l’utilisation de la main stimulait davantage de zones cérébrales que le recours à la souris. Autrement dit, si vous souhaitez pratiquer le mindmapping pour explorer un sujet en profondeur, voir jusqu’où votre cerveau associe des idées sur un même thème ou développer votre créativité, je vous recommande plutôt de créer des cartes mentales manuscrites. Le passage au numérique sera, lui, parfait, si vous souhaitez consolider, structurer ou présenter à d’autres une carte mentale.

Alternez cartes manuscrites et numériques

En fait, les 2 approches sont vraiment complémentaires. Je recommande souvent aux personnes que je forme de commencer par défricher un sujet de façon très spontanée avec une carte mentale manuscrite puis de le finaliser, y compris dans les moindres détails esthétiques, avec un logiciel comme Xmind.

Encore une chose : le document que je partage est certainement perfectible. Alors je compte sur vous pour me faire des retours qui m’aideront à améliorer cette première version…

Bonne découverte 🙂 !

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Poursuivons notre exploration des pièges à éviter lorsque vous prenez la parole en public…

Dans le premier article consacré à ce sujet, vous avez appris que l’heure de programmation de votre intervention avait un réel impact sur la capacité d’écoute de votre auditoire.

Pourtant, parfois, vous avez beau avoir choisi un moment adéquat pour votre présentation, connaître parfaitement votre sujet, avoir un discours complètement adapté à votre public, rien à faire, quelque chose ne passe pas en terme de communication !

Avez-vous déjà pensé que le problème pouvait tout simplement venir de votre environnement ?

Je m’explique…

Erreur n°2 : Choisir un lieu d’intervention sans tenir compte de son impact

L’agencement de la pièce dans laquelle vous intervenez a des répercussions à différents niveaux sur votre intervention.

Sur le plan technique, tout d’abord, selon la disposition des lieux et du mobilier, votre public aura une visibilité parfaite, pourra facilement prendre des notes, entendra tout ce qui se dit… ou pas ! Si vous le pouvez, je vous conseille vivement d’effectuer un repérage de votre salle quelques jours avant votre prise de parole en public pour vérifier que les bonnes conditions sont réunies. A défaut, demandez à la structure qui gère la salle un plan, une fiche technique et des photos !

Sur le plan relationnel, l’environnement joue aussi un rôle fondamental, dont on n’a pas toujours conscience. Ainsi, certains agencements de salles maintiennent le public dans une situation d’écoute passive, d’autres favorisent la connivence entre les participants, d’autres encore facilitent les échanges entre l’audience et le présentateur.

Enfin, sur le plan symbolique, l’espace dans lequel vous intervenez a aussi un impact fort sur votre public… et sa disposition d’esprit avant même que vous ayez ouvert la bouche !

Prenons deux exemples bien distincts. Sur chacun des schémas ci-dessous j’ai représenté les participants en vert et l’animateur (celui qui prend la parole devant le groupe) en rouge.

Premier exemple :

Schéma salle conférence

Cette première configuration de salle, dite conférence a des avantages techniques certains. Elle permet de s’exprimer devant un grand groupe et elle est adaptée aux projections. D’un point de vue relationnel, la frontière est très nette entre l’orateur et le public. D’un point de vue symbolique, le message est clair : si vous êtes en position d’animateur, les gens sont venus vous écouter.

En clair, ne choisissez cette disposition que si vous vous sentez prêt à assurer le show !

Deuxième exemple :

Imaginons maintenant que votre lieu d’intervention soit organisé autour d’une grande table centrale. Techniquement, si vous avez une présentation à projeter, ça risque d’être très inconfortable : certains de vos participants vont attraper un torticolis ! Par contre, d’un point de vue relationnel, c’est une configuration tout à fait adaptée aux échanges en petit nombre. Symboliquement parlant, si vous retenez cette disposition, vous envoyez un message fort à vos participants : nous sommes au même niveau.

C’est parfait pour un groupe de travail !

Schéma salle groupe de travail

Finalement, vous le comprenez, choisir un lieu c’est déjà envoyer un message. Et pour cela, comme dans toute action de communication, il faut être bien au clair sur l’objectif visé !

Je suis certaine que vous avez en tête des exemples personnels de prise de parole en public où le lieu a joué un rôle plus important que vous l’auriez imaginé au départ. Partagez ici avec nous vos expériences, discutons-en !

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Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais de mon côté, pendant des années, j’avais une boule dans le ventre à la simple idée de prendre la parole en public ! J’étais loin d’être la seule puisque selon Chistophe André (psychiatre et auteur de «Psychologie de la peur»), plus d’une personne sur 2 appréhende de s’exprimer devant une assemblée !

Heureusement, j’ai appris à dépasser cette peur, notamment grâce au théâtre et à mon expérience de chargée de communication. Au point que m’exprimer devant un public est devenu non seulement un exercice quasi quotidien mais aussi un plaisir !

La preuve que rien n’est inéluctable ! Pourtant, le chemin a été long à parcourir et aujourd’hui, j’ai envie de vous aider à prendre des raccourcis, en commençant par éviter les peaux de bananes sur lesquelles glissent la plupart d’entre nous. Prêts pour le voyage ?

Prise de parole en public : évitez les peaux de banane !

Au cours des mois à venir, je vais vous proposer un tour d’horizon des erreurs les plus fréquemment rencontrées en communication orale. Et bien sûr aussi des parades que j’utilise personnellement pour les contrer.

Erreur n°1 : Négliger l’importance du moment de votre intervention

Notre corps et notre cerveau suivent leur propre rythme… Si vous voulez capter l’attention de votre auditoire, il faut en tenir compte !

Croyez-en mon expérience de formatrice, placer votre intervention à 14h, juste après le déjeuner, n’est pas vraiment une bonne idée. A ce moment nous subissons tous un coup de barre naturel car notre énergie est mobilisée par la digestion ! A l’inverse, les moments les plus favorables à la concentration sont généralement situés entre 10h et 11h ou entre 15h et 16h30. Si le timing de la journée vous impose malgré tout de prendre la parole en public en début d’après-midi, prévoyez une présentation particulièrement dynamique et interactive !

Saviez-vous également que notre cerveau fonctionne en journée sur des cycles de 90 minutes, comme pendant le sommeil ? Cela veut dire qu’il est absolument nécessaire de prévoir une pause d’au moins 5 à 10 minutes toutes les heures et demi pour maintenir l’attention de votre public.

Prise de parole en public : intervenez au bon moment !

Si on parle de pleine concentration, nos capacités sont encore plus réduites. La durée maximale de concentration d’un individu sur un même sujet ne dépasse pas 45 minutes. Votre prise de parole en public ne devra donc pas excéder cette durée. A moins que vous prévoyiez de vraies interactions avec la salle pour réveiller l’attention ou une pause complète entre 2 parties de votre intervention.

Enfin, tenez compte également du fait que notre cerveau a besoin d’un temps d’échauffement de 10 à 20 minutes avant d’être pleinement immergé dans un sujet. C’est à l’issue de cette période pendant laquelle vous aurez mis en condition votre public, que vous pourrez diffuser les informations les plus importantes de votre présentation.

Pour en savoir plus sur la chronobiologie et l’importance de programmer les bonnes actions au bon moment, je vous invite à découvrir l’article consacré à ce sujet sur santemagazine.fr

Dans le prochain article, je vous parlerai de l’impact de l’environnement sur l’attention de votre public. D’ici là, cela m’intéresserait fort d’avoir vos retours d’expérience sur l’importance du moment lors d’une prise de parole en public. Partagez avec nous vos remarques, vos anecdotes et vos questions. Au plaisir de vous lire 🙂

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